Du côté de Konami (1987)

Du côté de Konami (1987)

Initialement publié dans le Magazine BEEP !

 

À la fin des années 80, le magazine BEEP! a publié une série de reportages sur les principaux développeurs du secteur (Namco, Sega & Konami), et plus particulièrement dans leurs locaux. Ce sont de véritables « voyages dans le temps » qui incluent aussi quelques très rares photos (mais malheureusement en très basse résolution). Konami a connu une ascension fulgurante au cours de ces années, qui ont vues la naissance de plusieurs grands classiques de la boîte tels que Castlevania, Gradius, Contra ou encore Metal Gear. L’ensemble de ces succès & l’abondance liée à la bulle économique des années 80 au Japon, se reflètent dans les bureaux dernier cri de Konami. Bien que filtré par le chargé des relations publiques, entre le sexisme facétieux & un étrange sentiment de harcèlement dans ce reportage, il révèle quelques détails intéressants quant au processus de création chez Konami.   

Traduit par Peter Barnard et publié chez shmuplation.com

 

Comment nous y prendre pour faire un reportage sur Konami… Notre histoire débute dans la salle de rédaction du siège de BEEP! à Tokyo.

Boss : OK, nous allons faire ce reportage sur Konami dans le courant du mois de Mars.

Sami : Boss, c’est une superbe idée ! Nous pourrions même rencontrer Kamio-san !

T.S : Vous savez quoi, on pourrait même tout simplement faire un reportage à son sujet. 

Sami : Oui, je me porte volontaire pour filer un coup de main, ha ha.

Boss : Mais qui allons-nous envoyer pour cette interview ?

(A ce moment précis Imo entre dans la pièce, quel sens du timing !)

Imo : De quoi êtes-vous en train de parler ?

Boss : Ah Imoyoshi, nous étions justement en train discuté d’un focus à réaliser sur Konami, et centré sur la personne de Kamio-san.

Imo : Kamio-san, qui est-ce ?

Sami : Akemi Kamio, cette jeune femme travaillant au service marketing de Konami. Tous les journalistes du secteur l’adorent. 

Imo : Oh, vous parlez de cette fille que l’on a pu voir dans ce magazine dédié à la Famicom. Je me souviens l’avoir croisé, la fois où j’ai dû rendre une ROM. Et donc ?

T.S : On se disait que tu pourrais y aller pour mener l’interview.

Imo : hein, moi !? Et pourquoi ne tout simplement pas envoyer Mohep ? Je veux dire, il a déjà eu l’occasion de faire un travail dans le genre chez SEGA. 

Sami : Histoire que tu le saches, elle est vraiment craquante.

Imo : … Ok, je vais y aller.

Tout le monde : C’est le bon état d’esprit !!

Brossé dans le sens du poil, Imo se trouve sur le chemin des locaux de Konami… Mais que va-t-il bien pouvoir découvrir au cours de sa visite ?

 

L’affaire du ‘’Serial Journalist’’ de Portapia

Avance rapide

Le boss & moi-même venons d’arriver à Kobe. Et là vous vous demandez, mais que fait-il du côté de Kobe ? Eh bien, c’est une très bonne question, une question profonde, d’une profondeur abyssale…

 

Le siège emblématique de Konami à Kobe.

 

Cette photo a été prise vers la fin des années 80, en sachant que le bâtiment a encore aujourd’hui la même apparence (nb : même si les locaux sont vacants depuis 2007)

 

Ma première tâche a été de visiter le siège de Konami, au sujet duquel T.S m’a passé l’info comme quoi il avait été construit ici même à Kobe. Ma deuxième mission a été de trouver Kamio-san, qui selon Sami : « parle le dialecte du Kansai, ce qui la rend encore plus mignonne ». Et ma dernière tâche a été de tester pour la première fois le bœuf de Kobe, car c’est ce que le boss voulait. Bref, quoi qu’il en soit, nous sommes à présent arrivé au siège de Konami. Il se trouve à quelques minutes en auto de la gare Shin-Kobe Shinkansen, sur l’île artificielle connue sous le nom de Port Island (Il y a de ça quelques années, elle a été le cadre d’une série de meurtres dans l’affaire de Portopia). Ma première réaction a été une totale surprise  ! Ce bâtiment ne ressemble en rien à un établissement qui fabrique des logiciels de jeu vidéo. Je ne dis pas que les bâtisses des autres éditeurs ne ressemblent à rien, mais là on est dans une toute autre catégorie. C’est tellement moderne & élégant. Et s’il ne s’agissait que du bâtiment en lui-même (un building de 10 étages avec sous-sol et terrasse), lorsque l’on voit les somptueux jardins qui l’entourent. Tous les bâtiments de Port Island ont été aménagés de la sorte, en raison de la législation urbaine en vigueur dans la ville de Kobe ; mais quand on est habitué aux étroites ruelles tokyoïtes, on ne se sent pas très à son aise. Konami en a également profité pour convertir ses vastes terrains en des lieux de repos dédiés à la relaxation. Juste en face de l’entrée, ils ont créé un lieu de détente avec des bancs, et le tout est bordé de sculptures & de verdure. Et ce n’est pas tout, puisqu’à côté du bâtiment, on trouve des rangées de tables & de chaises blanches, faisant penser à un café chic en plein air (Mots que je n’aurais jamais pensé utiliser dans les pages de BEEP). Et on me dit que cet endroit a même été utilisé par des photographe de mode pour des séances de shooting. Est-ce bien à cet endroit que se trouve le siège de Konami ? Peut-être s’agit -il d’une autre compagnie du même nom ? Le chauffeur de taxi, fort sympathique au demeurant, m’a indiqué que cette zone est connue sous le nom de ‘’Fashion Town’’, car toutes les grandes enseignes de mode y siègent, et lorsque que je regarde les alentours, il me semble que c’est effectivement le cas. En fait, je commence vraiment à douter. Mais ce logo, là, sur le mur, c’est indubitablement celui de Konami. Il y a même un drapeau a ses couleurs. Et la preuve la plus évidente est cette grosse bécane garée à l’extérieur, car d’expérience, je sais que les développeurs de jeux vidéo se rendent très souvent au boulot en moto, et ce pour une raison qui m’échappe. Je suppose qu’on est bien chez Konami. Il ne me reste plus d’autre alternative que d’entrer et aller voir de quoi il en retourne.   

 

Imo arrive dans les bureaux de Konami.

 

La visite touristique de Portopia

Tout comme ce que j’ai pu voir à l’extérieur, le hall d’entrée est tout aussi élégant. Il semble être entièrement fait de marbre, et là encore richement décoré de sculptures. La réceptionniste est également d’une rare beauté. Eh, j’en oublie presque ce qui m’amène ici ! Il faut que je trouve Kamio-san, dans tous les cas j’étais obligé de passer par la réception. Je vais demander à la demoiselle qui se trouve derrière le bureau. 

Imo : Excusez-moi, j'aimerais m’entretenir avec Kamio-san.

Réceptionniste : Pardon ?

Boss : Bonjour, nous représentons le magazine BEEP, et nous venons dans le cadre d’un reportage au sujet d’Akemi Kamio.

Imo : Comme je vous l’ai dit, nous aimerions nous entretenir avec Kamio-san.

Réceptionniste (Tente de continuer à sourire malgré les deux étranges visiteurs) : Et dans quel département travaille-t-elle ?

Boss : J’ai cru comprendre qu’elle travaillait au service marketing.

Réceptionniste : J'ai bien peur de ne pas pouvoir…

Imo : Je suis sûr qu’on peut la trouver quelque part, pouvez-vous tout simplement nous laisser y aller ?

Réceptionniste (Réalisant qu'elle va devoir jouer le jeu, si elle souhaite nous retrouver) : Eh bien, dans ce cas veuillez s’il vous plaît me suivre jusqu’au 10e étage.

Finalement, j’ai l’impression que l’on va enfin aller quelque part. Nous commençons notre recherche au 10e étage, mais au moment où je m’apprête à fouiner…

Réceptionniste :  C’est ici que se trouve nos locaux de nuits pour le repos.

Maintenant qu’elle le dit, cet étage fait vraiment penser à un hôtel. Il y a au total 13 chambres : certaines font penser à des chambres occidentales que l’on peut trouver dans des hôtels d’affaire & d’autres ont plutôt un style traditionnel japonais. Elles sont à n’en pas douter destiner à ceux qui travaillent d’arrache-pied, mais depuis les fenêtres, on peut entrapercevoir l’océan, et même au loin, la grande roue d’un parc à thèmes. J’ai presque le sentiment de me sentir en vacances (Imo a été élevé dans une région montagneuse, donc voir l’océan le met toujours dans cet état). Mais je n’ai pas l’impression que Kamio-san soit dans le coin… 

Réceptionniste : Et juste là, nous avons nos bains.

Mais bien sûr, que serait un hôtel sans ses bains (vous vous rendez compte, de base il ne s’agit même pas d’un hôtel ?). Et il est suffisamment grand pour accueillir approximativement 8 personnes. Et regardez-moi ça, ils disposent même d’un sauna. Comme c’est pratique !  

Réceptionniste : Une bonne partie des employés y prendront leur bain, juste après avoir fini leur travail.

En y repensant, disposer de ce genre de commodités sur l’un des derniers étages, il fallait que les décisionnaires aient déjà l’idée en tête au moment de la construction du bâtiment. C’est un lieu de travail fantastique. Mais Kamio-san n’y prend pas pour autant son bain (pourtant j’espérais un tout petit peu que ce soit le cas).   

Réceptionniste : Ici nous avons également un gymnase d’athlétisme. 

Qu'est-ce exactement qu’un « gymnase d’athlétisme » ? Whoa, il s’agit d’une véritable salle de sport équipées de bancs de musculation, de rameurs et de vélos d’entraînement. Tout cet équipement doit être parfait pour les développeurs fatigués souhaitant faire un break.   

Une « véritable » salle de sport chez Konami (selon les standards de 1987). A cette époque, il s’agissait probablement d’un avantage non négligeable !

Ah, je vois, nous avons donc toutes ces installations à disposition pour les équipes de développement, des chambres à coucher, un sauna, une salle de sport ; et un superbe point de vue qui doit leur réchauffer le cœur lorsque le staff bosse dur sur un projet. Je pense avoir trouvé la raison pour laquelle les jeux Konami ont un tel niveau de finition.  

Réceptionniste : Voilà pour le 10e étage. Après nous allons descendre au 8e.

Au 8e étage, nous faisons face à des aménagements encore plus improbables ! Certes, on trouve l’habituelle cafétaria pour les employés, mais ici nous avons aussi un ‘’ Salon de thé ’’, ce qui est déjà assez déconcertant en soi. Jusqu’au moment où l’on entrevoit le ‘’ Dojo d’unification spirituelle ‘’, une grande pièce dotée de 27 tatamis, avec en son sein un sanctuaire abritant la divinité protectrice de Konami. Je sens que je suis sur le point de faire une crise de panique (peut-être que vous devriez vous arrêter au Dojo d’unification spirituelle). Au moment ou je m’apprête à crier, « Kamio-san, où êtes-vous !? », un homme d’un certain âge apparaît devant nous.

 

Un environnement conçu pour favoriser la créativité

Il s’avère que cette personne est Takeuchi-san, le vice-président. J’allais lui parler de Kamio-san lorsque la conversation a pris une toute autre tournure.

Takeuchi : Alors, que pensez-vous de notre bâtiment ? (Effectivement, il s’exprime avec le dialecte du Kansai). Voyez-vous, nous sommes une entreprise dans le domaine créatif, nous avons donc tenté de développer un environnement qui puisse favoriser cette créativité.   

Il me semble que je ne me sois pas trompé au sujet du salon de thé & de la salle de sport.

Imo : C’est assez rare de voir un dortoir de cette taille, y a-t-il tant d’employés que ça qui bossent toute la nuit ?

Takeuchi : Oui, c’est le cas. Chez Konami, nous avons opté pour des horaires flexibles, ainsi les employés qui avancent bien sur leurs projets, restent souvent un peu plus tard. Et lorsque l’on arrive en fin de développement, ils dorment souvent ici. Puis lorsque le projet est achevé, la plupart d’entre eux prennent une semaine de vacance. 

Je vois, un tel niveau de liberté est parfaitement adapté à un environnement tel que celui-ci. Les employés de Konami sont vraiment chanceux ! (Cher Imo, peut-être devrais-tu envisager un changement de carrière ?). Mais vu que nous sommes venus jusqu’ici, j’aimerais bien jeter un œil au studio de développement et l’entendre de la bouche même des développeurs.

Takeuchi : Oh, vous savez, pour le moment il n’y a pas vraiment grand-chose à voir… La plupart d’entre eux griffonnent des idées sur papier, mais les jeux en cours de finalisation sont exactement les mêmes que vous pourrez apercevoir dans les Game Center. 

 

Le Vice-Président Takeuchi

Vous avez merveilleusement botté en touche Takeuchi-san, Mais je voudrais tout de même vous poser quelques questions au sujet de la société. Par exemple, pourquoi les jeux estampillés Konami sont-ils si bien équilibrés ?

 

 

Takeuchi : Eh bien, je vois très souvent des gens écrire & dire combien nos jeux sont peaufinés et équilibrés, mais franchement il ne se passe rien de spécial au cours des développements. En fait, lors de la dernière ligne droite, si le jeu manque justement de finition et que son équilibrage pose des problèmes, alors nous ne le sortons pas, un point c’est tout. 

Whoa, ils sont littéralement prêts à annuler des projets finalisés ? Ils se voient vraiment comme des artistes ! Ainsi, tous les jeux Konami ne sont pas si parfaits que ça au bout du compte… En fait, c’est plutôt qu’ils regroupent tous les projets finis et ne sortent que ceux qui répondent à leurs critères de qualité. Finalement, ce sont les joueurs qui y gagnent puisqu’ils bénéficient des seuls jeux au top du top. Voilà une bonne info, rien que pour ça, je pense que ça valait la peine de venir à Kobe ! Soit dit en passant, j’en oublierai presque Kamio-san !! Où peut-elle bien être ?

Takeuchi : Si elle est au service marketing, elle doit probablement être du côté de Tokyo. Au siège de Kobe, nous nous occupons de toute la partie conception & développement, mais pour tout ce qui touche à la partie business, ça se passe à Tokyo.

Ah, Mince ! Mais pourquoi Diable ai-je du me taper tout ce chemin ? Pour rien, je suppose que je vais revenir bredouille dans le Shinkansen.

 

Il est toujours difficile de voir ce que l’on a sous le nez

Changement de décor (encore), mais cette fois je me trouve devant le bâtiment de Konami à Shinbomachi, à tout juste 10 minutes à pied du siège de BEEP situé à Kudanminami ! Je n’arrive pas encore à croire que Kamio-san se trouvait là depuis le début. On est vraiment dans ce genre de cas ; où l’on ne voit pas ce que l’on a sous le nez. Il est temps de m’y rendre. En entrant, je suis immédiatement en face de la porte du service marketing. Rien qu’en y pensant, Kamio-san est peut-être juste-là, de l’autre côté de la porte. Mais alors que je m’apprête à entrer, un panneau attire mon regard : « Interdit aux visiteurs. Merci de vous rendre à la réception au 3e étage ».  Naturellement, je n’ai pas cherché à insister, après tout ce que j’ai pu traverser, un obstacle se dresse à nouveau entre moi & Kamio-san. Et je n’ai rien fait ! Au lieu de prendre mon courage à deux mains, j’ai monté docilement les marche jusqu’à l’accueil. Mais je me rapproche du but, Kamio-san ne peut plus s’échapper à présent, hehe…  

 

Enfin, Kamio-san !

Après m’être rendu à la réception, je me dirige à nouveau au service marketing situé au 1er étage. Et en entrant, j’atterris dans ce qui ressemble à une salle d’exposition. Toutes sortes d’équipement liés au jeu vidéo y sont exposés, allant de divers systèmes tels que la Famicom et le MSX, à des bornes d’arcade comme WEC le Mans 24. On y trouve même la maquette que l’on apercevoir dans la publicité télé de Gradius. Et sur le mur figure les signatures de Noriko Watanabe & Tomoyo Harada (probablement en raison de leur rapport à Hi no Tori). Et au moment où je suis en train d’observer tout cela, finalement, elle arrive ! Kamio-san est là !

Je pourrais tenter de vous décrire quel type de femme est Kamio-san, mais c’est bien plus rapide d’imprimer une photo d’elle, et vous laisser vous en faire votre propre idée. Voyons-voir si je vais réussir à l’interviewer. 

En haut, l'insaisissable Kamio & en bas, la borne WEC Le Mans de Konami

Kamio : J’ai bien peur de ne pas avoir beaucoup dormi cette nuit, je ne suis donc pas au mieux de ma forme.

Ah, ça ce ne n’est pas un bon début pour l’interviewer, mais je note qu’elle parle le dialecte du Kansai.

Kamio : Je suis originaire d’Osaka, mais j’ai déménagé il y maintenant deux ans du côté de Toyonaka à Tokyo.  

Ah, elle vit toute seule. Hé, c’est juste un constat.

Imo : Puis-je vous demander quel est votre groupe sanguin et votre signe astrologique ?

Kamio : Vous allez aussi publier ce genre de choses dans le magazine ? Je crains que l’alliance des deux ne soit pas terrible. 

Imo : Sagittaire de groupe sanguin B ? (Il s’agit votre signe & groupe sanguin mon cher Imo !)

Kamio : Non, je suis Balance et de groupe sanguin AB. Je suis née le 10 Octobre, lors de la journée de la santé & du sport.

Imo : Je suppose qu’il n’est pas vraiment approprié de vous demander votre âge ?

Kamio : Vous pouvez écrire 20 ans, mais en fait je suis un peu plus âgée.

Imo : Mais non, je sûr que tout le monde va croire que vous venez tout juste de sortir de l’adolescence.  

Un petit conseil, si vous posez une question potentiellement déstabilisante, suivez toujours derrière avec un compliment. Maintenant, je pense qu’il est temps de passer aux questions plus sérieuses.

Imo : Quel est exactement votre rôle chez Konami ?

Kamio : Je suis en charge de la publicité pour les titres MSX et les jeux Arcade.

Je fais un peu de hors-sujet, mais lorsque j’ai pris la photo de Kamio-san, je lui ai demandé de faire semblant de travailler et elle m’a répondu : « Est-ce que ça ira si je joue à l’un de nos titres ? » … Est-ce qu’elle se contente de jouer durant toute la journée !?

Kamio : Cela fait parti de mon travail.

Donc, je suppose que vous êtes probablement bien plus douée qu’une majorité de joueurs.

Kamio : Non, je ne pense pas que ce soit le cas. Mais mon travail exige que je les connaisse parfaitement, mais ma compétence sur ces titres n’égale pas pour autant mes connaissances à leurs sujets. Même en utilisant le Konami Code, je n’arrive pas à voir le bout de Gradius (A ce moment précis, une borne de Gradius joue le thème du titre). Et avant même que je ne sois capable de finir titre, un nouveau jeu sort.

Konami est tout le temps en train de publier de nouveaux jeux, j’imagine que Kamio-san doit être très occupée.

Kamio : Oui, je suis présente à mon poste dès 8h30 le matin, et je reste souvent au bureau jusqu’à 20h00.

Elle plaisantait en disant vouloir retrouver une partie de sa jeunesse, mais je note un soupçon de tristesse dans son regard.

Imo : Et quel est l’aspect que vous préférez dans votre travail ?

Kamio : Allez boire quelques verres avec mes collègues de travail en fin de journée !

Selon Kamio-san, les membres de la branche Tokyoïte de Konami s’entendent bien. De fait, un peu plus tard, dans le courant de la journée, ils partaient au ski.

Kamio : De plus, il y a ici un grand esprit de coopération entre tous les membres du personnel.

Oh, ça c’est une bonne réponse, mais je me demande si elle dit la vérité…

Imo : Mais y a-t-il quelque chose que vous n’aimez pas actuellement dans votre travail ?

Kamio : Probablement de devoir donner des interviews à des magazines tel que celui-ci !

Aie !

 

Le modèle du vaisseau mère de Gradius exposé

Dans le QG de Konami (utilisé dans cette publicité )

 

 

Kamio : Plus sérieusement, je pense à ces étranges appels que nous recevons de personnes nous demandant de l’aide, lorsque certaines d’entre elles se retrouvent coincées dans un jeu. Je me remémore d’un appel où quelqu’un a soudainement crié : « Dites-le-moi, Madame ! »

C’est d’un vulgaire !

Kamio : Normalement, nous n’acceptons pas ce genre d’appels, donc je ne comprends pas comment ces personnes font pour retrouver ce numéro. Si elles sont coincées dans un jeu, j’aimerais qu’elles essayent de résoudre le problème avec leurs propres moyens.

Ensuite nous avons longuement parlé de l’enfance de Kamio-san, mais nous n’avons malheureusement pas suffisamment de pages pour l’inclure ici. On publiera peut-être cet article dans le prochain numéro.

Imo : Il est temps de vous poser une dernière question. Quel est votre jeu MSX préféré ?

Je me doute qu’il s’agit d’un titre produit par Konami.

Kamio : J’imagine qu’il s’agit de nos dernières sorties, donc pour le moment on peut dire qu’il s’agit de Hi no Tori & King Kong 2. Je veux que tous les fans de MSX sachent que nous travaillons dur chez Konami, afin de vous proposer les meilleurs jeux qui soient. Nous vous remercions de prêter une grande attention à nos prochaines productions. 

Et ça se termine sur un petit coup de promo, comme on pouvait s’y attendre venant d’un membre du service marketing.

Imo : Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions en dépit de votre emploi du temps chargé Kamio-san.

Le soleil se couche et voilà ma tâche accomplie.

Encore une fois, je retour au siège de BEEP.

Sami : Hé, Imoyoshi, alors tu as croisé Kamio-san ?

Imo : Bien sûr, je lui ai même serré la main ! Tu sais quoi, elle m’a dit qu’elle trouvait que Miyabi était mignonne. 

Miyabi : Sérieux ?

Boss : Imoyoshi, désolé de t’interrompre. Mais c’est au sujet de cet article sur Konami…

Imo : C’est fait, on avait dit une pleine page au sujet Kamio-san ?

Boss : Eh bien, vu que tu es allé faire un tour du côté de Kobe, puis à Tokyo, j’aimerais que tu en fasses un peu plus, on va dire 6 pages.

Imo : Hein, mais qu'en est-il des autres articles ?

Fu : Tu as intérêt à ne pas être en retard avec mon article Imoyoshi !

Imo :

Une carte fantaisiste du bureau du compositeur chez Konami (avec des annotations).

Points forts : une bibliothèque de CD (ou d’échantillonnage dans la partie supérieure droite ; des synthétiseurs & processeurs posés sur un rack sur la gauche) et le logiciel musical développé par Konami, que certains des compositeurs utilisent pour composer des thèmes complet de A à Z.  

 

TRADUCTION ORIGINALE DE BLACKOAK POUR www.shmuplations.com
SOURCE : http://shmuplations.com/konamivisit/
PATREON : www.patreon.com/shmuplations

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